こんどはフランス L’expressが日本共産党を紹介!!

フランスのL'EXPESSという雑誌?のサイトが、「危機が押し上げる日本共産党」という記事を載せています。

このあいだイタリアのニュースを見つけたときに気づいたのですが、イタリア語ではjapanではなくGiappone。だから、いくらGoogleを"japan communist"で検索しても、イタリア語の記事はヒットしません。同じように、フランス語でも、日本はjapanではなくjaponais。ということで、Googleを"japonais communiste"で検索してみたところ、この記事を見つけた、というわけです。

La crise dope le PC japonais : L'express

フランス語も僕はさっぱり分かりませんので、内容はGoogle翻訳による英訳をご覧ください。(^^;)

記事のリードは「不安の拡大と危機の衝撃は、数多くの若者が日本共産党への加入を意味した。それは投票箱のなかでブレークするだろうか」。2007年9月以来、日本共産党の党員が毎月1000人以上増えていることを紹介して、「日本共産党は、共産党が政権についている国を除いて、世界で歳代の共産党の1つだ」と指摘。この1月に日本共産党に入ったばかりという28歳の青年、同じく1月に入党した55歳の元ビジネスマン、志位和夫委員長の派遣労働者問題を追及したビデオをみて昨年10月に入党した、元神官の青年など、いろいろ取材しています。

La crise dope le PC japonais

[L'express Par Philippe Mesmer, publié le 21/02/2009 10:00 – mis à jour le 25/02/2009 18:15]

La précarité croissante et le choc de la crise amènent de nombreux jeunes à rejoindre un Parti communiste en plein réveil. Va-t-il percer dans les urnes?

L'année dernière aura été un excellent cru pour le Parti communiste japonais (PCJ); 2009, année électorale, s'annonce du même tonneau.

Dans le quartier tokyoïte de Yoyogi, le pavillon rouge flotte avec fierté au sommet du siège gris de cette formation née un jour de juillet 1922. Chaque mois, depuis septembre 2007, le Parti enregistre une moyenne de 1 000 nouveaux adhérents, souvent jeunes. Il en compte désormais 415 000: en dehors des pays où les communistes sont au pouvoir, le PCJ est l'un des plus importants au monde.

Karl Marx, version manga!

Dans l'archipel, l'atmosphère fleure bon les idéaux de gauche. Ainsi, la réédition en août dernier d'un ouvrage de 1929, Kanikosen, le bateau-usine de pêche au crabe, a déjà séduit 500 000 lecteurs; un jeune militant communiste, Takiji Kobayashi, y décrit les conditions de travail et la mutinerie de marins de ce bâtiment, en mer d'Okhotsk. Une version manga a été publiée, elle aussi avec bonheur. Idem pour celle du Capital de Karl Marx, parue le 15 décembre.

Même la télévision s'y met. La chaîne privée Nihon Telebi diffuse tous les samedis soir un épisode de la série Zenigeba, la puissance de l'argent. Inspirée d'un manga de 1970, elle relate l'ascension sociale d'un jeune homme pauvre et confronté à "la société pervertie par l'argent, qui a perdu l'idée même du bonheur", dixit le producteur de la série, Hidehiro Kawano.

Est-ce une simple mode? Peu probable. Pour des millions de Japonais, le quotidien est marqué par la précarisation des conditions de travail, la bipolarisation de la société et, de plus en plus, l'impact d'une crise violente.

Taro Tanaka*, 28 ans, a adhéré en janvier au Parti communiste japonais, après une expérience professionnelle douloureuse. Sans diplôme, le jeune homme vendait des abonnements au porte-à-porte pour une filiale du groupe de presse Yomiuri. "Je travaillais douze à treize heures par jour, explique-t-il. Chaque abonnement me rapportait entre 1 500 et 3 500 yens [entre 13 et 30 euros]".

Sans salaire fixe, il ne vivait que des commissions. Or, avec la crise et la concurrence d'Internet, difficile d'obtenir de nouveaux lecteurs: "En deux mois, j'ai perdu 10 kilos parce que je n'avais pas de quoi manger." Quand il rentre bredouille, il se fait traiter d'incapable par ses chefs: "Parfois, ils m'ont frappé." Epuisé, il veut démissionner. Refus du patron. Il décide alors de fuir. D'abord hébergé dans le foyer où l'entreprise loge ses commerciaux, il se retrouve ensuite à la rue.

"Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux"

Son histoire n'a rien d'exceptionnel. "Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux, constate Tadayoshi Ichida, chef du secrétariat du comité central du PCJ. En 2008, le nombre de personnes gagnant moins de 2 millions de yens par an [17 400 euros], soit la moitié du salaire médian, a dépassé les 10 millions."

Depuis le début des années 2000, les gouvernements successifs, notamment celui du Premier ministre Junichiro Koizumi, dérégulent à tout va le marché du travail. Résultat, le Japon compte 34,5% de travailleurs temporaires, contre 23,8 en 1998. Ces actifs, intérimaires, contractuels ou à temps partiel, peinent à gagner leur vie: "En moyenne, leur salaire horaire équivaut à 60% de celui d'un salarié en CDI", précise Kazuya Ogura, de l'Institut japonais pour la politique du travail et la formation.

L'assurance-chômage, les cotisations de retraite ou de sécurité sociale sont à leur charge. Peu ont les moyens de les payer. Surtout, en période de crise, ils sont les premiers à la rue. Selon les prévisions, environ 400 000 pourraient avoir perdu leur emploi entre octobre 2008 et mars 2009 (lire l'encadré).

"Après l'éclatement de la bulle financière, en 1991, les entreprises ont réduit leur personnel, explique Ogura. Elles sont toujours sous pression pour diminuer les coûts salariaux." Le taux de chômage, qui était de 2% en 1989, a dépassé 5% au début des années 2000. Et la croissance économique constatée entre 2002 et les derniers mois de 2007 n'a rien changé sur ce plan.

Shiro Suzuki *, 55 ans, a subi ces évolutions. Ancien chef d'entreprise ruiné, devenu ensuite un cadre commercial sous pression, aujourd'hui au bout du rouleau, il a adhéré en janvier au Parti. A 23 ans, Tsuyoshi Kanai, ex-prêtre shinto, a fait de même en octobre 2008, après avoir découvert par hasard son site Web. Auparavant, il avait vu sur la Toile une vidéo, très populaire, où Kazuo Shii, président du Parti, dénonçait "l'exploitation des jeunes travailleurs": "J'ai compris que c'était le seul parti qui se soucie du peuple."

Pour le sociologue Masahiro Yamada, "ces précaires ont perdu tout espoir d'améliorer leur quotidien et ont besoin d'exprimer leur malaise". Certains s'identifient aux personnages révoltés de Kanikosen. S'engager au PC, omniprésent dans la défense des précaires, leur semble aller de soi.

Le Parti bénéficie aussi d'un ancrage original. Dès les années 1960, il a choisi de suivre sa propre voie, prenant de la distance avec ses homologues soviétique et chinois, au point de se réjouir, au début des années 1990, de l'effondrement de l'URSS. La formation est même traversée par les tendances nationalistes. Elle rejette l'alliance nippo-américaine, mais défend, contre Moscou, les revendications de Tokyo sur les îles Kouriles.

Une rhétorique adoucie…

Depuis 2004, par ailleurs, la rhétorique s'est adoucie. Les appels à la "révolution socialiste" ont cédé la place aux simples demandes de "réformes démocratiques". Le PC japonais se veut responsable. Il refuse les subventions publiques et rejette les offres d'alliance avec les grands partis. Ses dirigeants sont de tous les combats pour la défense des précaires.

Kazuo Shii a fait une intervention remarquée au Toshikoshi Haken Mura, le "village des intérimaires pour passer l'année", dressé par des travailleurs sociaux le 31 décembre au coeur de Tokyo pour aider les nouveaux chômeurs. Même l'empereur n'a plus à s'inquiéter pour son trône. Les communistes sont prêts à le tolérer s'ils arrivent au pouvoir.

Fini, le temps où le Parti faisait figure de formation antidémocratique et déstabilisatrice! Aujourd'hui, rien n'empêche Shii d'apparaître sur les très conventionnelles chaînes de télévision commerciales. Invité par Asahi Telebi en juin 2008, il se livre à une leçon de choses fondée sur Marx et Engels, évoquant l'excès de crédit, facteur d'excès de spéculation. Cela ne choque plus.

Succès médiatique, succès populaire… Ne manque que le succès électoral. En 2005, le PCJ avait obtenu 7,3% des suffrages et neuf élus à la Chambre basse. Cette année, l'impopularité du Premier ministre, Taro Aso, laisse présager une lourde défaite du camp conservateur. Au profit de qui? Le verdict tombera lors des prochaines élections législatives. En septembre, au plus tard.

* Les noms ont été changés

Un ralentissement brutal

Le succès croissant du PC japonais auprès des jeunes s'explique en partie par les effets de la crise. En décembre 2008, le chômage a augmenté de 0,5 point, atteignant 4,4% de la population active. Une progression d'un niveau jamais observé depuis quarante-deux ans. Hisashi Yamada, économiste de l'Institut japonais de recherche, estime que, si le produit intérieur brut (PIB) recule de 1%, "le nombre de chômeurs pourrait augmenter de 1,5 million d'ici à 2010 et le taux de chômage atteindre 6%". Or la Banque du Japon prévoit une contraction de 2% du PIB en 2009.

またまたGoogle翻訳で英語に翻訳。ところどろこ変なところがあるようですが…。

Crisis boosts Japanese PC

[L'express By Philippe Mesmer, published on 21/02/2009 10:00 – updated 25/02/2009 18:15]

The growing insecurity and the impact of the crisis has meant many young people to join the Communist Party in full alarm. Will it break into the ballot box?

Last year was an excellent year for the Japanese Communist Party (JCP), 2009, election year, looks the same barrel.

In the Yoyogi area of Tokyo, the Red fleet with pride at the top of the seat of the gray formation born one day in July 1922. Each month since September 2007, the party saves an average of 1 000 new members, often young. There are now 415 000: outside the country where the communists are in power, the JCP is one of the largest in the world.

Karl Marx, manga version!

In the archipelago, the air smells of left ideals. Thus, in August last reissue of a book of 1929, Kanikosen, the boat factory crab, has already attracted 500 000 readers, a young militant communist Takiji Kobayashi, describes working conditions and the mutiny seamen of that vessel, the Sea of Okhotsk. A manga version was published, also with happiness. Ditto for the Capital of Karl Marx, published on 15 December.

Even television is not. The private channel Nihon Telebit broadcasts every Saturday night an episode of the series Zenigeba, the power of money. Based on a manga of 1970, it recounts the social ascent of a young man facing poor "society corrupted by money, which has lost the very idea of happiness," says the producer of the series, Hidehiro Kawano.

Is it a fad? Unlikely. For millions of Japanese, the newspaper is marked by precarious working conditions, the polarization of society and, increasingly, the impact of a violent crisis.

Taro Tanaka *, 28, joined in January the Japanese Communist Party, after a painful experience. Without qualification, the young man selling subscriptions door to door for a subsidiary of the Yomiuri media group. "I was working twelve to thirteen hours a day," he says. Each subscription I reported between 1 500 and 3 500 yen [between 13 and 30 euros]. "

Without salary, he lived as commissions. But with the crisis and competition from Internet, difficult to get new readers: "In two months I lost 10 pounds because I had nothing to eat." When he returned empty-handed, he was unable to deal with its leaders: "Sometimes they beat me." Exhausted, he wants to resign. Refusal by the owner. He then decides to flee. First hosted in the home where the company houses its sales, it is next to the street.

"The working poor are becoming more"

His story is not unique. "The working poor are becoming more numerous, said Tadayoshi Ichida, head of the secretariat of the Central Committee of JCP. In 2008, the number of people earning less than 2 million yen per year [17 400 euros], half the median wage, exceeded 10 million. "

Since the early 2000s, successive governments, including that of Prime Minister Junichiro Koizumi, will dérégulent to the labor market. Result, Japan has 34.5% of temporary workers, as against 23.8 in 1998. These assets, temporary, contract or part time, struggling to earn a living: "On average, their hourly wage equivalent to 60% of that of a permanent employee," says Kazuya Ogura, the Japan Institute for Policy labor and training.

Unemployment insurance, pension or social security are dependent on them. Few have the means to pay. Especially in times of crisis, they are the first on the street. According to estimates, approximately 400 000 could have lost their jobs between October 2008 and March 2009 (see box).

"After the bursting of the bubble in 1991, companies have reduced their staff, says Ogura. They are always under pressure to reduce costs." The unemployment rate, which was 2% in 1989, has exceeded 5% in the early 2000s. And economic growth seen between 2002 and the last months of 2007 has not changed on this plan.

Shiro Suzuki *, 55, has undergone these changes. Former businessman ruined, then became a commercial pressure today after the roll, he joined the Party in January. At 23, Tsuyoshi Kanai, former Shinto priest, did so in October 2008, having discovered by chance his website. Previously, he had seen on the Web video, very popular, where Kazuo Shii, chairman of the Party, denounced "the exploitation of young workers:" I understood that it was the only party that cares about the people. "

For the sociologist Masahiro Yamada, "these precarious lost all hope of improving their lives and need to express their uneasiness." Some identify with rebels of Kanikosen. Commit to the PC ubiquitous in the defense of the insecure, they would seem obvious.

The Party is also an original anchor. Since the 1960s, he chose to follow his own path, taking the distance with its Soviet and Chinese counterparts, to the point of rejoicing in the early 1990s, the collapse of the USSR. Training is also bisected by the nationalistic tendencies. It rejects the US-Japan alliance, but defending against Moscow, Tokyo claims the Kuril islands.

Rhetoric softened …

Since 2004, moreover, the rhetoric has softened. Calls for the "socialist revolution" gave way to simple requests for "democratic reforms". The Japanese PC is responsible. He refused government grants and rejects offers of alliance with the major parties. Its leaders are all fighting for the defense of the insecure.

Kazuo Shii delivered a speech at Toshikoshi noticed Haken Mura, the village to spend the interim year, "prepared by social workers December 31 at the heart of Tokyo to help newly unemployed. Even the emperor no longer has to worry about his throne. The Communists are willing to tolerate if they come to power.

Fini, the time when the Party was undemocratic as a training and destabilizing! Today, Shii does not appear on the very conventional commercial television channels. Asahi Telebit invited in June 2008, he engaged in a lesson of things based on Marx and Engels, referring to the excesses of credit, a factor in excess of speculation. This does more shocking.

Media success, success … Be sure that the electoral success. In 2005, the JCP had obtained 7.3% of the votes and nine elected to the Lower House. This year, the unpopularity of the Prime Minister, Taro Aso, suggests a heavy defeat of the conservative camp. From whom? The fall verdict in the forthcoming parliamentary elections. In September at the latest.

* Names have been changed

A sharp slowdown

The growing popularity of PC Japanese youth is partly explained by the effects of the crisis. In December 2008, unemployment rose 0.5 percentage points, reaching 4.4% of the population. An increase of a level not seen for forty-two years. Hisashi Yamada, economist at the Japan Institute of Research, believes that if the gross domestic product (GDP) fell by 1%, "the number of unemployed could rise to 1.5 million by 2010 and the unemployment rate reach 6%. " But the Bank of Japan expects a contraction of 2% of GDP in 2009.

ちなみにPCはParti communiste(共産党)の略です。

【追記】

日本共産党の衆議院東京5区候補・宮本栄さんのブログで、L'expressの記事を翻訳している方がいらっしゃることを知りました。フランス在住の方だそうです。

イル・サンジェルマンの散歩道  フランスのエクスプレス紙(2月21日)、日本共産党を紹介 ?前編ー
イル・サンジェルマンの散歩道  フランスのエクスプレス紙(2月21日)、日本共産党を紹介 ?後編ー

Similar Articles:

Leave a Comment

NOTE - You can use these HTML tags and attributes:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> <img localsrc="" alt="">